
Polymeric Śarīra - Saint-Côme
2025
Verre soufflé, impression 3D
Dimensions variables (25 × 20 × 20 cm fermé,
et 50 x 30 x 40 cm lorsque le couvercle est ouvert)
Inspirée par la tradition bouddhiste des śarīra, reliques sacrées issues du corps des moines après la crémation, cette sculpture imagine leurs équivalents à l’ère plastique.
Et si les microplastiques accumulés dans nos corps devenaient les reliques du futur ?
L’artiste place ces « calcifications synthétiques » dans une ampoule de verre soufflé, elle-même enchâssée dans une architecture miniature inspirée de la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier, ancien évêché devenu cathédrale en 1536, attenante à la faculté de médecine.
Ce choix architectural évoque le moment où le soin et la chirurgie se détachent du domaine religieux.
Ainsi, l’œuvre se situe entre la relique et le symptôme, entre la sainteté et la pathologie : un fragment de matière destiné à devenir, demain, le signe d’une nouvelle spiritualité du corps.
L’œuvre évoque également l’idée d’une éternité physique du corps cette intégrité corporelle valorisée dans certaines religions où le soin et la matière deviennent les nouveaux vecteurs du sacré.
Inspiré par L 2510 : Transformation de l’ancien évêché : création d’un nouvel amphithéâtre d’anatomie et d’un laboratoire de chimie.Copie des statuts de Conrad, 1220, dans le Cartulaire de Maguelonne.Copie manuscrite datant de 1339–1373.Document conservé aux Archives départementales de l’Hérault, cote G 1423.
Polymeric Śarīra - Saint-Pierre, 2025
Verre soufflé, impression 3D Dimensions variables (25 × 25 × 25 cm fermé, et 60 x 30 x 40 cm lorsque le couvercle est ouvert)
Inspirée par la tradition bouddhiste des śarīra reliques sacrées issues du corps des moines après la crémation l’artiste interroge ici leur équivalent contemporain.
Et si les microplastiques accumulés dans nos corps devenaient les reliques de demain ?
Mona Young-eun Kim imagine ces « calcifications synthétiques » comme les premières traces d’une évolution plastique, redéfinissant le sacré à l’ère posthumaine.
La sculpture renferme un fragment de plastique dans une ampoule de verre soufflé, placée au centre d’une structure architecturale inspirée du premier amphithéâtre d’anatomie de Montpellier, reconstituée par impression 3D.
Ainsi, la relique, enfermée dans ses couches de verre et de polymère, se transforme : déchet aujourd’hui, vestige sacré demain.
Verre soufflé réalisé avec le souffleur de verre Guillaume Roux
Design et impression 3D : Robert Hulland (Azurparang Studio)
Inspiré par L 2510 : Transformation de l’ancien évêché : création d’un nouvel amphithéâtre d’anatomie et d’un laboratoire de chimie.
Copie des statuts de Conrad, 1220, dans le Cartulaire de Maguelonne.
Copie manuscrite datant de 1339–1373.
Document conservé aux Archives départementales de l’Hérault, cote G 1423.




